Ucla couronne sa domination féminine avec une victoire écraseuse
Après des décennies
de gloire masculine, UCLA a enfin décroché le titre de championne universitaire féminine de basket-ball. Une victoire sans appel face à la Caroline du Sud (51-79) qui marque l'apogée d'une saison exceptionnelle et résonne comme une consécration pour un programme autrefois dominé par les hommes.
Un héritage masculin enfin étendu
L'ombre de John Wooden, l'entraîneur légendaire qui a mené les Bruins à 11 titres nationaux (dont 10 entre 1964 et 1975), planait sur cette équipe féminine. Jamais UCLA n'avait soulevé le trophée féminin, malgré un palmarès masculin inégalé. Cette fois-ci, l'attente est terminée, et de la plus belle des manières : une déroute pour la Caroline du Sud qui s'inscrit comme la troisième plus sévère dans l'histoire des finales universitaires.
Mais ce triomphe a une saveur particulière. Deux joueuses clés des Bruins, Lauren et Siena Betts, apportent un parfum espagnol à cette victoire américaine. Filles d'Andy Betts, ancien joueur de la Real Madrid, du Baskonia, de Joventut, de Séville et de Lagun Aro, ces deux sœurs ont tracé leur propre voie vers le succès. Lauren, pivot de 2,01 mètres, a été nommée MVP de la Final Four, même si sa performance en finale (14 points, 11 rebonds) a été éclipsée par Gabriela Jáquez, l'arrière mexicaine d'UCLA, véritable révélation du tournoi avec 21 points, 10 rebonds et 5 passes décisives.
Siena, quant à elle, a eu un rôle plus discret, avec seulement sept minutes de jeu, aucun point marqué et quatre rebonds. Mais sa présence, comme celle de sa sœur, témoigne de la profondeur de l'effectif des Bruins et de leur capacité à s'adapter aux différentes situations. Le draft NBA approche, et la rivalité entre Lauren Betts et Awa Fam, la talentueuse joueuse du Valencia basket, s'annonce déjà passionnante. La question est désormais de savoir si cette victoire historique permettra à UCLA de consolider son statut de puissance dominante du basket-ball universitaire, tant chez les hommes que chez les femmes.
La statistique qui parle d'elle-même : le score de 51-79, une différence de 28 points qui témoigne de la domination sans partage d'UCLA lors de la finale.
