Simulation de fautes : la ligue nationale frappe d'arrache-pied
Quatre joueurs, dont un gardien de but, ont vu leurs finances sérieusement allégées par la discipline de la Ligue Nationale de hockey sur glace. Une sanction qui intervient après la défaite de Rapperswil-Jona face à Fribourg-Gotteron et qui laisse présager des vacances moins généreuses pour certains. Décryptage.

Des gestes théâtraux coûtent cher
Le hockey suisse, souvent salué pour son intensité, est également pointé du doigt pour ses simulations de fautes. La Commission de discipline a réagi avec fermeté, infligeant des amendes conséquentes à plusieurs acteurs. Igor Jelovac et Marlon Graf, joueurs de Rapperswil-Jona Lakers, devront s'acquitter respectivement de 2'400 et 8'000 francs suite à des simulations jugées excessives lors du match face à Fribourg-Gotteron. Mais la sanction ne s'arrête pas là.
Julien Sprunger, le capitaine du HC Fribourg-Gotteron, n'est pas épargné, avec une amende de 2'000 francs. Le montant des amendes témoigne de la sévérité avec laquelle la ligue prend ces comportements, qui ternissent l'image du Sport et peuvent influencer le cours d'une rencontre. Il est clair que la Ligue Nationale souhaite dissuader ce genre de pratiques, souvent difficilement détectables en direct.
L'affaire Aeschlimann est particulièrement révélatrice. Le gardien du HC Davos, Sandro Aeschlimann, s'est vu infliger une amende de 2'000 francs après un contact léger avec Sven Senteler. Sa réaction, jugée excessive et théâtrale, a convaincu la commission de sanctionner un comportement qu'elle considère comme une tentative manifeste de tromperie. On pourrait presque parler d'une mise en scène, d'où l'importance des sanctions.
La question se pose désormais de savoir si ces sanctions auront un effet dissuasif durable. Le hockey est un Sport de contact, et la limite entre une simulation et une réaction légitime peut être ténue. Mais il est indéniable que l'intégrité de la compétition est en jeu, et que la Ligue Nationale doit agir avec fermeté pour la préserver. La transparence et la rigueur, voilà les maîtres mots pour le futur.