Márquez en souffrance : ducati, un projet en péril ?
Le spectre de Márquez plane sur la Ducati. L’impression est claire : le nonuple champion mondial ne roule pas à son plein potentiel, et le constructeur italien en souffre directement. Une vérité amère, dénoncée avec une franchise déconcertante par le pilote espagnol lui-même.
Un corps en crise, la clé du problème ?
Austin a été la rupture. Márquez, visiblement mal à l’aise sur sa Ducati, a fini par avouer : « La moto est critique, mais je l’ai aussi. Je souffre. » Une prise de conscience brutale, qui révèle un malaise profond. Luca Cadalora, ancien pilote et analyste pointu, enfonce le clou : « Les difficultés de Ducati proviennent principalement de la condition physique de Marc Márquez. Il roule peut-être à 90%, voire moins, car il n’est pas encore tout à fait remis. On le voit mal à l’épaule droite. »
Le coup de fouet de Mandalika, qui a nécessité une nouvelle intervention chirurgicale, a mis fin à une période d’exubérance physique que Márquez affichait avant cet écrasement. La perspective est simple : retrouver cette forme d’antan est désormais la priorité absolue.

La gp26, une moto frustrante
Mais ce n’est pas seulement le corps qui pose problème. Selon Alex Márquez, « La Aprilia possède une stabilité et un grip incroyables. Ils sont simplement meilleurs que nous. Il faut qu’on continue à travailler. On a encore beaucoup de mouvements dans la moto, il est difficile de comprendre à quel moment on peut pousser et à quel moment on aura un bon adhérence. Trouver la limite, ou la contrôler, c’est très compliqué ». Le sentiment général chez les pilotes Ducati est le même : la GP26 manque de fluidité, surtout en sortie de virage. Elle semble perdre de l’élan quand le pilote relâche l’embrayage.
Gigi Dall’Igna et son équipe ont un chantier colossal devant eux. Il ne s’agit pas seulement de réparer les séquelles de Mandalika, mais de concevoir une moto capable de répondre aux exigences de Marc Márquez, et du reste de la structure. Le projet, pour l’instant, est clairement fragilisé.
L’avenir de MotoGP dépendra de cette renaissance. Et de la capacité de Márquez à retrouver la flamme, et à la moto à lui à exprimer pleinement son potentiel. Un défi colossal, mais pas impossible. La pression est à son comble.