Hong kong : le fédéral italien en or d'attente, macchi prêt à briller
Le soleil implacable d’Hong Kong ne semble pas perturber Filippo Macchi, l’escrimeur toscan en quête de gloire sur la scène mondiale. Entre les murs glacés de l’AsiaWorld-Expo, l’ambiance est loin du climat ensoleillé de l’Italie, mais le talent italien est bien présent.
Un duo gagnant avec vannini
Macchi, favori pour la compétition de fléuret masculin individuel, confie avec une pointe d’humilité : « L’excellent travail avec mon entraîneur, Marco Vannini, a été déterminant. Sans l’argent de la médaille d’or olympique à Tokyo, personne ne m’aurait interviewé. » Une réalité cruelle, mais qui souligne l’importance du contexte et de la reconnaissance.
L’équipe italienne, composée de Bianchi, Macchi, Martini et Marini, arrive à Hong Kong avec une ambition claire : effacer la déception de Tbilisi l’an dernier. La performance maigre de cette épreuve reste gravée dans les mémoires.
Marco Vannini et Michele Mariotti, ses collaborateurs, ont mis en place une préparation méticuleuse. La victoire à Istanbul en Coupe du Monde, le titre italien à Paris et une approche à une seconde de la médaille aux Européens témoignent d’une forme optimale. Une confiance palpable se dégage de ce duo, un véritable pilier pour Macchi.

Un changement profond
« Ce qui a changé, c’est avant tout la conscience que j’ai de mes capacités », explique Macchi. « Je ne suis plus le même escrimeur qu’à Paris il y a deux ans. L’approche avec Vanni est formidable, il est comme un membre de ma famille, son amitié avec les parents de Giulia est un privilège. Le rapport avec Stefano Cerioni reste intact, une valeur sûre, une source d'inspiration. »
L’arrivée de la Russie sur la scène mondiale, après une exclusion en 2022, marque un tournant. Les athlètes russes afficheront désormais leurs couleurs et chanteront leur hymne en cas de victoire. Une réalité qui ne change rien, selon Macchi, « que l’on ait une bannière ou non, c’est la même chose ». Il évoque le souvenir de la défaite face à Ryan Choi Chun Yin, champion du monde en titre à Tbilisi, et la difficulté rencontrée pour prendre la médaille.

L’université et l’avenir
Au-delà de la compétition, Macchi s’investit pleinement dans ses études à la Luiss de Rome, suivant un cursus en administration d'entreprise. « C’est une opportunité incroyable, une façon de me développer en tant que personne, en dehors de l’escrime », confie-t-il. « Je travaille année par année, mais je regarde déjà 2028, les Jeux de Los Angeles. La priorité reste la scherma, mais l’université me permet de structurer ma vie et d’élargir mes horizons. »
Accompagné de sa fiancée, Giulia Amore, également escrimeuse et fille de Diana Bianchedi, vice-présidente du Comité National Olympique italien, Macchi est prêt à affronter ce tournoi mondial, entouré de son entourage. La victoire est l'objectif, mais la progression et l'expérience sont aussi essentielles. Une nouvelle étape dans la carrière de ce jeune escrimeur prometteur.
