Futsal : la roja défie la finlande, deux mois après son sacre européen
Ljubljana est encore dans toutes les têtes. Deux mois après avoir conquis l'Euro de futsal face au Portugal (3-5), la sélection espagnole, emmenée par Jesús Velasco, s'envole ce jour pour la Finlande afin d'affronter les coéquipiers des Scandinaves. Un retour à la compétition qui s'annonce, sur le papier, moins exaltant que la finale haletante de février dernier, mais néanmoins crucial pour maintenir le niveau et préparer les échéances à venir.

Un stage en finlande pour affiner la machine
Le déplacement se fera en deux temps : la Roja établira son quartier général à Tampere, ville située à seulement quinze kilomètres de Nokia, le théâtre des deux rencontres prévues vendredi et samedi à 17h30 (heure espagnole). Une proximité géographique qui facilitera la logistique et permettra aux joueurs de se concentrer pleinement sur le terrain. Le groupe, déjà bien rodé, présente quelques nouveautés par rapport à la liste initiale communiquée par Velasco.
Fabio et Antonio Navarro tiendront les cages, tandis que la ligne offensive sera composée d'Adri Rivera, de Boyis, de Ricardo Mayor et de Míchel. Le milieu de terrain s'appuiera sur la créativité de Cecilio, de Novoa, de Dani Zurdo, d'Eric Martel et de Pachu. Esteban et Sergio González assureront le lien entre le milieu et l'attaque, tandis que Santa Cruz sera le point d'ancrage en attaque.
L'absence de Dídac Plana et de Bernat Povill, remplacés dans la liste finale, ne doit pas masquer l'ambition affichée par l'équipe. La Finlande, bien que moins cotée que l'Espagne, ne se laissera pas faire et promet de mettre les joueurs de Velasco à l'épreuve. Une occasion pour la Roja de tester de nouvelles combinaisons et de peaufiner sa préparation avant les joutes européennes à venir. La force d'une équipe ne se mesure pas seulement aux trophées remportés, mais aussi à sa capacité à se renouveler et à se surpasser, même face à des adversaires moins prestigieux.
Le futsal espagnol, porté par des clubs comme ElPozo Murcia ou Jaén Paraíso Interior, continue de dominer le paysage européen. La profondeur de ses effectifs et la qualité de son jeu en attestent. Reste à transformer cette supériorité technique en performances régulières et à confirmer, une fois encore, sa place de leader incontesté du continent. La Finlande sera-t-elle capable d'enrayer cette marche en avant ? La réponse, ce vendredi et ce samedi, à Nokia.
