Ceuta: la fête s'éteint, les playoffs s'éloignent

ceuta, auréolé d'un retour en deuxième division après presque un demi-siècle et bravant des contraintes financières considérables, avait cru pouvoir s'inviter aux playoffs. L'euphorie d'une victoire convaincante face à Cadix il y a deux semaines s'est effondrée dans le Pays Basque, laissant derrière elle un goût amer et des rêves de promotion de plus en plus lointains.

Une série de déplacements fatals

La Semana Santa n'a pas souri aux hommes de José Juan Romero. Deux déplacements périlleux, d'abord à Burgos, puis à Eibar, se sont transformés en autant de désillusions. À Burgos, une résistance d’honneur n’a permis de ramener qu’un point méritoire. Mais le véritable coup de grâce est venu à Eibar, où la différence de niveau s'est cruellement manifestée. Une déroute 3-0, sans appel, a sonné le glas des espoirs de qualification.

Le constat est sans appel : Ceuta est un voyageur malheureux. Sur les huit derniers déplacements, six défaites témoignent d'une fragilité chronique loin de ses terres. Les statistiques parlent d'elles-mêmes : 13 buts encaissés lors des quatre dernières rencontres à l'extérieur, un record de passivité défensive qui a contribué à creuser l'écart avec les places qualificatives. La Cultural Leonesa, lanterne rouge, partage ce triste honneur de la défense la plus poreuse de la Liga Hypermotion.

Un fossé grandissant avec l

Un fossé grandissant avec l'élite

À présent, Ceuta se trouve à neuf points de la zone noble, avec seulement huit journées restantes et 24 points potentiels à prendre. Une opération presque impossible. La réalité est cruelle : l'équipe caballa, malgré ses efforts et son enthousiasme, a du mal à rivaliser avec les équipes les plus rodées de la division. Le manque de profondeur de banc et les difficultés à marquer à l'extérieur sont des handicaps majeurs qui l'empêchent de franchir un cap.

L'aventure de Ceuta en Liga Hypermotion se termine donc sur une note amère. Si la survie est assurée, la perspective d'une remontée semble s'éloigner à chaque match. La leçon est claire : la deuxième division est impitoyable, et les rêves, aussi beaux soient-ils, doivent parfois se confronter à la dure réalité des chiffres. La question n'est plus de savoir si Ceuta peut atteindre les playoffs, mais de savoir comment l'équipe pourra rebondir la saison prochaine pour se battre à nouveau pour l'ascension.