Barceló et cantero : l'alchimie qui propulse vers los ángeles 2028
À Palma de Majorque, Paula Barceló et María Cantero ne naviguent pas simplement ; elles orchestrent une symphonie de coordination et de confiance, une alchimie rare qui les a propulsées au sommet du 49erFX. Alors qu'elles dominent le 55e Trofeo Princesa Sofía, l'ombre des sœurs Lewin-LaFrance et de Steinlein-Bartelheimer plane, mais l'esprit combatif de l'équipe reste intact.

Un duo soudé, forgé dans l'adversité
Leur connexion dépasse largement le simple partage d'un bateau. Leurs sourires, leurs échanges, témoignent d'une compréhension instinctive, d'une complicité née de plus d'un an de navigations communes. Championnes du monde à seulement neuf courses au compteur, elles affichent une maturité déconcertante. Leur secret ? Une unité affichée avec fierté, une capacité à surmonter les épreuves ensemble, et un enthousiasme communicatif.
“Nous sommes des battantes, on ne lâche jamais prise”, confie Paula Barceló, bicampeonne du monde. Ce n'est pas de la vantardise, mais une réalité palpable. L'apport de Xabi Fernández, légende de la voile et coach de l'équipe, est essentiel. Il ne se contente pas de perfectionner leur technique ; il façonne leur état d'esprit, insufflant une attitude positive et une confiance inébranlable. “Xabi est une pièce maîtresse pour maintenir une bonne ambiance”, souligne María Cantero, consciente de l'importance de l'humain dans la haute performance.
L’envie de tous les équipages : un mentor de légende. Leur réussite attire l’admiration, les demandes de conseils afflueant de toutes parts. “On devrait mettre un carton ‘Ne pas déranger’ sur Xabi!”, plaisante Barceló, soulignant l'impact de son expertise et de sa générosité.
Elles ont choisi de privilégier une préparation solitaire au CEAR de Santander, une méthode qui leur permet de concentrer leurs efforts et d'approfondir leur cohésion. Le Trofeo Princesa Sofía, bien que crucial, n'est qu'une étape sur le chemin. “Passe ce qu'il arrive demain, ce sera une bonne semaine”, affirment-elles, privilégiant une vision à long terme.
Leur calendrier est chargé : Mondial à Quiberon en mai, Championnat d'Europe en juillet en Allemagne, et au-delà, Los Ángeles 2028. Bien que les Jeux Olympiques ne soient pas la seule obsession, ils constituent un objectif lointain, un phare qui guide leurs efforts quotidiens. Mais l'heure est à la concentration, à l'amélioration continue. Leur ascension fulgurante est le fruit d'un travail acharné, d'une complicité rare et d'une vision partagée.
Avec une telle dynamique, il est probable que leurs noms résonnent bientôt dans les couloirs de la gloire olympique, bien avant Los Ángeles.