Conte, l'appel du pied à la nazionale : de laurentiis ne bloque pas
L’Italie, à la recherche d’un nouveau visage après l’échec de la qualification pour la Coupe du Monde, semble converger vers une solution familière : Antonio conte. Alors que les noms de Mancini et Allegri s’estompent, l’ancien sélectionneur italien se profile comme le candidat le plus sérieux, et le Napoli ne semble pas vouloir s'interposer.
Un de laurentiis pragmatique, malgré un contrat
L'échoppe napolitaine, habituellement soucieuse de son image et de ses valorisations, semble cette fois pragmatique. Gianluigi De Laurentiis, patron du club, a explicitement exprimé son soutien à la candidature de Malagò à la présidence de la Figc, un geste qui témoigne d'une volonté d'alignement avec les sphères dirigeantes italiennes. Mais au-delà de cette convergence politique, la voie libre pour conte, malgré son engagement contractuel jusqu'en 2027, est plus que probable. L'idée d'un éventuel litige, à l'image de celui avec Spalletti, semble avoir été écartée, ce qui pourrait faciliter la transition.

Allegri, l’obstination d’un tacticien
Pendant ce temps, Massimiliano Allegri, malgré ses prétentions, persiste dans son indifférence. Le tacticien milanais, dont le nom revient inlassablement dans les couloirs du pouvoir, préfère se concentrer sur ses ambitions avec le Milan AC, notamment la qualification pour la Ligue des Champions. Il a d’ailleurs affirmé que sa priorité est le « quatrième place ici », indiquant un manque d’intérêt pour le poste de sélectionneur national. Un choix compréhensible, peut-être, mais qui élimine de facto une option potentielle.

Mancini, l'ombre du passé
Roberto Mancini, figure emblématique du football italien moderne grâce à sa victoire à Wembley en 2021, voit ses chances s'amenuiser. Son départ précipité vers l'Arabie Saoudite en août dernier, officialisé par un email à Gravina, laisse des traces. La question de savoir si, malgré ce passé trouble, il serait judicieux de lui confier à nouveau les rênes de la Nazionale divise les observateurs. Des doutes persistent quant à sa capacité à retrouver les codes et les exigences du football italien après une expérience à l'étranger.

Conte, l'expérience et la reconstruction
L’arrivée de conte serait synonyme de retour à une certaine forme de stabilité. Son expérience, forgée lors de son premier passage sur le banc de la Nazionale (2014-2016), est indéniable. Il a démontré sa capacité à reconstruire une équipe, à imposer un jeu solide et à motiver ses joueurs. L’Italie, fragilisée par les événements récents, pourrait bénéficier de ce leadership et de cette rigueur tactique, même si le souvenir du quart de finale perdu contre l'Allemagne, marqué par des rigoureurs manqués, reste gravé dans les mémoires.
La campagne électorale de la Figc s’annonce donc intense, avec des candidats qui devront présenter leurs programmes d’ici le 13 mai. Mais au-delà des promesses, la priorité reste claire : trouver le sélectionneur capable de redresser la barre et de replacer l’Italie au sommet du football européen. Antonio conte, fort de son expérience et de l'approbation tacite de De Laurentiis, semble être le mieux placé pour relever ce défi.