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Nasri : la direction fiscale frappe fort pour l'ex-star

Samir Nasri, l’ancien milieu de terrain tricolore, se retrouve dans le viseur des impôts. Une enquête minutieuse de Les Échos révèle une potentielle dette fiscale abyssale de 5,51 millions d’euros pour l’international français, qui avait annoncé sa retraite sportive en 2021.

Un paradis fiscal apparent

Un paradis fiscal apparent

L’affaire, qui pourrait bien s'avérer coûteuse pour l'ancien joueur de Manchester City, prend racine dans son statut de résident fiscal à Dubaï, où la fiscalité est quasi inexistante. Pourtant, les services fiscaux français ont relevé des incohérences flagrantes. L’enquête a mis en lumière que Nasri, bien qu’officiellement domicilié aux Émirats Arabes Unis, a passé la majeure partie des dernières années à Paris, où il possède un bien immobilier.

Les données de vols, minutieusement étudiées, ont confirmé son implication dans la vie parisienne. Mais ce n'est pas tout. La cerise sur le gâteau, comme disent les Anglais : 212 commandes Deliveroo à une adresse parisienne en 2022 ! Une habitude gourmande difficile à concilier avec le statut de résident fiscal à l’étranger.

La Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) réclame donc à Nasri une somme colossale : 5,25 millions d'euros au titre de l'impôt sur le revenu pour les années 2020, 2021 et 2022, ainsi que 82 000 euros de taxes foncières pour la période 2019-2025. Pour s'assurer du paiement de cette dette, la DGFIP a d’ores et déjà pris des mesures drastiques : une hypothèque judiciaire sur son appartement parisien et des saisies sur plusieurs de ses comptes bancaires.

L'ancien international français, qui compte 41 sélections et 5 buts avec les Bleus, conteste ces accusations. Mais les preuves s'accumulent, et la situation s'annonce délicate. La mise en cause de Nasri soulève une question essentielle : jusqu'où les services fiscaux sont-ils prêts à aller pour déceler les montages fiscaux complexes des sportifs et des personnalités publiques ?

L'affaire Nasri rappelle que même au sommet de la gloire, la justice fiscale ne pardonne pas. Une leçon amère pour un joueur qui avait pourtant tout pour réussir.